Le Conseil des ministres a examiné et adopté les dossiers suivants.
Le ministre de l'Économie, du Budget et des Finances, a présenté le projet de loi du Pays portant codification du droit de la consommation en Polynésie française et diverses dispositions de coordination.
Présenté une première fois au conseil des ministres en février 2026, ce projet a été soumis au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), qui a rendu son avis n° 94-2026 le 9 avril 2026. La version présentée ce jour intègre ainsi les modifications apportées pour tenir compte de ses observations.
Ce projet de loi du Pays viser à rassembler au sein d'un code unique les règles de protection du consommateur jusqu'ici dispersées dans plusieurs textes adoptés depuis les années 1980. Il les modernise pour tenir compte des nouvelles habitudes de consommation, en particulier les achats sur internet, les contenus et services numériques ou le démarchage. L'objectif est de rendre ces protections plus lisibles, plus faciles à faire valoir et plus simples à actualiser à l'avenir.
Droit de rétractation
Pour les achats conclus à distance ou en dehors d'un magasin :
À la suite de l'avis du CESEC, ce droit de rétractation a été précisé sur trois points :
Dans ces deux derniers cas, le droit de rétractation reste ouvert si l'achat est financé par un crédit à la consommation.
Garantie légale de conformité
Le texte clarifie la garantie légale de conformité, fixée à 2 ans à compter de la livraison pour les biens neufs :
Sur cette garantie, le CESEC avait proposé d'adapter sa durée aux spécificités locales, proposition qui n'a pas été retenue, cette durée tenant déjà compte de la durée normale d'utilisation des produits.
Information du consommateur
L'information du consommateur est renforcée :
Les règles d'information précédant et accompagnant la signature d'un contrat ont été précisées pour tenir compte des préoccupations exprimées lors de l'examen du texte par le CESEC, afin d'harmoniser les pratiques sans imposer de coûts supplémentaires aux professionnels.
Télécommunications
Dans le domaine des télécommunications :
Autres dispositions
D'autres dispositions répondent à des situations concrètes du quotidien :
Outre l'avis du CESEC, le projet de loi du Pays a fait l'objet d'une consultation des principaux acteurs concernés, dont l'association de défense des consommateurs TE TIA ARA et les organisations professionnelles.
Ce projet de loi du Pays sera prochainement soumis à l'Assemblée de la Polynésie française.
Le ministre des Grands Travaux et de l'Équipement a présenté un projet d'arrêté fixant de nouvelles règles de circulation sur les ponts de Fare Ute desservant la zone de Motu Uta.
Depuis 1976, la circulation sur l'ancien pont de Fare Ute était limitée à 35 tonnes pour les véhicules en circulation libre, les véhicules plus lourds devant obtenir une autorisation préalable du Port autonome de Papeete. Face à l'augmentation du poids des conteneurs et aux besoins croissants des transporteurs, un second pont a été construit à proximité du premier et mis en service en 2019.
Depuis lors, chaque ouvrage est affecté à un sens de circulation distinct :
Les études techniques menées sur ces deux ouvrages ont permis de définir de nouveaux seuils de circulation libre, adaptés à leurs caractéristiques respectives :
Au-delà de ces nouveaux seuils, le franchissement reste possible sous réserve d'une autorisation préalable délivrée par le Port autonome de Papeete, qui pourra l'assortir de prescriptions particulières destinées à garantir la sécurité des ouvrages et des usagers.
Ce texte vient ainsi actualiser une réglementation devenue obsolète, l'arrêté de 1976 ne tenant pas compte de l'existence du second pont. L'arrêté n° 6824 TP du 17 novembre 1976 est en conséquence abrogé et remplacé par cette nouvelle réglementation.
Le ministre de l'Agriculture, des Ressources marines, de l'Environnement a présenté un ensemble de projets d'arrêtés approuvant l'attribution de subventions de fonctionnement en faveur de treize associations engagées dans la protection de l'environnement et de la biodiversité à travers les archipels de Polynésie française.
La Polynésie française abrite un patrimoine naturel exceptionnel, récifs coralliens, oiseaux et plantes endémiques, lagons et forêts, mais aussi fragile. Consciente de cette richesse et des menaces qui pèsent sur elle, la collectivité a fait de la préservation de la biodiversité une priorité, qui s'appuie largement sur l'engagement du tissu associatif. Chaque année, à travers l'appel à projets de la Direction de l'environnement (DIREN), le Pays accompagne les initiatives de terrain portées par les associations, au plus près des réalités de chaque île.
Ces projets s'inscrivent dans le cadre de l'appel à projets « environnement » de la DIREN, dont l'instruction a été validée en mars 2026. Sur trente dossiers ayant reçu un avis favorable, pour un montant global de 27 974 179 F CFP au bénéfice de trente associations, treize projets font l'objet d'une subvention de fonctionnement lors de cette séance, pour un montant total de 7 210 000 F CFP.
Les treize associations soutenues cette année illustrent la diversité et le dynamisme de cet engagement citoyen. Qu'elles agissent pour la sauvegarde d'espèces menacées, la restauration des milieux naturels, l'éducation à l'environnement ou la lutte contre les déchets, toutes mobilisent des bénévoles, des compétences locales et, bien souvent, des partenariats scientifiques. Le soutien du Pays, qui couvre près des deux tiers des montants sollicités, vient conforter leur action et lui donner les moyens de s'inscrire dans la durée.
Portés par des associations réparties sur l'ensemble des archipels, des Îles de la Société aux Marquises en passant par les Tuamotu et les Gambier, ces projets couvrent un large spectre d'actions de terrain : protection d'espèces endémiques menacées, lutte contre la prolifération de taramea sur les récifs coralliens, éradication d'espèces envahissantes, restauration de sentiers et de sites naturels dégradés, ramassage de déchets marins et littoraux, éducation à l'environnement auprès des scolaires et du grand public, ou encore développement de l'économie circulaire.
Parmi les projets retenus, trois illustrent particulièrement la portée de cet engagement :
D'autres projets complètent ce panorama : la protection du Pāhi, le Martin-chasseur des Marquises, à Tahuata ; le grand nettoyage du lagon de Faa'a lors de la Tefana Water Day ; les actions d'éducation à l'environnement portées par Aroha 'ai'a, Aoa ou To'a hine ; la restauration des sentiers et des milieux naturels à Tahiti et à Mangareva ; ou encore l'amorçage d'une ressourcerie à Huahine, autour de la réparation et de l'économie circulaire.
Au-delà de la préservation des espèces et des milieux, ces projets génèrent des bénéfices directs pour la population : sensibilisation de milliers d'habitants et de scolaires, mobilisation de bénévoles, formation de référents locaux, valorisation des savoir-faire traditionnels et soutien à des activités respectueuses de l'environnement. Ils contribuent aussi à l'attractivité des îles et à la transmission, aux jeunes générations, d'une véritable culture de la protection de la nature.
Le ministre de l'Agriculture, des Ressources marines et de l'Environnement a présenté une évolution de la réglementation relative à l'observation des mammifères marins en Polynésie française.
Cette réforme est le fruit de plusieurs mois d'échanges et de concertation avec les acteurs du secteur, notamment les syndicats professionnels Tohora Nui et Tamari'i no te Moana a Hiva, les scientifiques et les services du Pays. Elle s'appuie également sur les retours d'expérience de la saison 2025 afin d'améliorer la protection des mammifères marins tout en apportant davantage de lisibilité et de souplesse aux professionnels.
Chaque année, les baleines à bosse, parāoa tuapu'u, rejoignent les eaux polynésiennes pour se reproduire, mettre bas et se reposer. Au-delà de leur importance écologique, culturelle et patrimoniale, ces animaux participent au développement économique du Pays à travers les activités d'observation. Les études scientifiques montrent cependant que la présence de navires, le bruit des moteurs et les interactions trop fréquentes avec les humains peuvent perturber leur comportement, réduire leurs périodes de repos et avoir des conséquences sur leur santé et leur reproduction.
Les principales évolutions adoptées sont les suivantes :
La réforme renforce également plusieurs mesures destinées à limiter les perturbations pouvant affecter les animaux, notamment en améliorant les conditions d'exercice de l'activité et en précisant les obligations applicables aux opérateurs.
La ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Culture a présenté un ensemble d'arrêtés approuvant l'attribution de subventions de fonctionnement en faveur des directions de l'enseignement privé, de plusieurs collèges et lycées, ainsi que de la Fédération des sports et jeux traditionnels.
Les trois premières subventions sont des dotations forfaitaires annuelles versées aux directions de l'enseignement privé catholique, protestant et adventiste, afin de financer leur fonctionnement au titre de l'année 2026.
La majorité des subventions accordées alimentent le fonds social collégien et lycéen de plusieurs établissements scolaires. Ce dispositif permet de venir en aide aux élèves et à leurs familles rencontrant des difficultés financières, notamment pour la prise en charge de frais de cantine, de transport ou de fournitures scolaires.
Une subvention est par ailleurs accordée au collège de Haamene Tahaa pour financer la régularisation administrative d'un permis de construire. Enfin, une subvention est attribuée à la Fédération des sports et jeux traditionnels pour soutenir l'organisation du Heiva Tu'aro Ma'ohi 2026.
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Subventions et aides financières |
Montants |
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Attribution d'une subvention forfaitaire de fonctionnement en faveur de la direction de l'enseignement privé catholique pour l'exercice 2026 |
416 933 059 F CFP |
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Attribution d'une subvention forfaitaire de fonctionnement en faveur de la direction de l'enseignement privé protestant pour l'exercice 2026 |
129 254 908 F CFP |
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Attribution d'une subvention forfaitaire de fonctionnement en faveur de la direction de l'enseignement privé adventiste pour l'exercice 2026 |
14 555 666 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Fare Huahine pour le fonds social collégien et lycéen |
3 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Mahina pour le fonds social collégien et lycéen |
3 500 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Papara pour le fonds social collégien et lycéen |
4 317 800 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Punaauia pour le fonds social collégien et lycéen |
3 368 500 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Rangiroa pour le fonds social collégien et lycéen |
3 317 600 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Taravao pour le fonds social collégien et lycéen |
4 216 200 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège Henri-Hiro pour le fonds social collégien et lycéen |
3 520 500 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur de l'école hôtelière de Tahiti pour le fonds social collégien et lycéen |
5 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée Diadème, Te Tara O Maiao pour le fonds social collégien et lycéen |
5 500 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée d'Uturoa - Raiatea pour le fonds social collégien et lycéen |
4 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée polyvalent de Taravao pour le fonds social collégien et lycéen |
6 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée polyvalent Ihi-Tea No Vavau pour le fonds social collégien et lycéen |
4 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée professionnel de Faa'a pour le fonds social collégien et lycéen |
4 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée professionnel de Mahina pour le fonds social collégien et lycéen |
4 085 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée professionnel Hiti A-Tea pour le fonds social collégien et lycéen |
3 899 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du lycée Tuianu Le Gayic pour le fonds social collégien et lycéen |
6 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur du collège de Haamene Tahaa pour la régularisation administrative d'un permis de construire |
574 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur de la Fédération des sports et jeux traditionnels pour l'organisation du Heiva Tu'aro Ma'ohi 2026 |
11 000 000 F CFP |
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TOTAL |
640 042 233 F CFP |
La ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Prévention contre la délinquance a présenté des projets d'arrêtés approuvant l'attribution de subventions de fonctionnement en faveur d'une fédération sportive et d'une fédération artisanale, pour un montant réparti comme suit.
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Subventions et aides financières |
Montants |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur de la Fédération Tahitienne de Va'a pour financer la préparation et la participation de la délégation tahitienne aux Championnats du monde de va'a en vitesse 2026 à Singapour |
40 000 000 F CFP |
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Attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur de la Fédération Va'ine Rima'i no Rurutu Tu noa pour financer partiellement l'organisation de la 5ème exposition artisanale de Rurutu, à l'Assemblée de la Polynésie française du 29 avril au 10 mai 2026 |
1 065 000 F CFP |
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TOTAL |
41 065 000 F CFP |
La Vice-Présidence a présenté une communication relative à la mise en production de Hivarau, une nouvelle application de gestion des dossiers de la Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP), mise en ligne le 17 juin 2026.
La COTOREP instruit chaque année plus de 3 000 dossiers concernant des personnes en situation de handicap en Polynésie française, pour un total de 16 000 dossiers actifs. Jusqu'à présent, ces dossiers étaient gérés via l'application GEHAN, développée en 1999 et devenue obsolète, exposant le service à des risques importants de perte de données et à des dysfonctionnements récurrents.
Développée par la Direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE) en partenariat avec la Direction du système d'information (DSI) et le prestataire ISI.pf, Hivarau permet concrètement :
Au-delà de ses aspects techniques, cet outil permettra aux équipes de consacrer davantage de temps à l'accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs familles, en allégeant la charge administrative.
Le nom Hivarau a été retenu après consultation du Fare Vāna'a. Il associe hiva, le clan, la compagnie, l'ensemble des occupants d'une même pirogue, et rau, la pluralité, la diversité, reflétant les valeurs de solidarité et de rassemblement qui guident les missions de la DSFE. Ce nom a vocation à être décliné sur l'ensemble des futurs outils numériques développés par la direction.
Une présentation de l'outil sera réalisée auprès des membres de la COTOREP lors de leur séance plénière du mois de juillet prochain. Une seconde phase de développement est par ailleurs déjà envisagée, avec un lancement des travaux prévu courant 2027, afin d'enrichir progressivement l'application de nouvelles fonctionnalités au bénéfice des usagers, des familles et des professionnels.
La Vice-Présidence a présenté une communication dressant le bilan des actions engagées en matière de protection de l'enfance depuis 2025.
Il y a un an, le Fenua était profondément touché par la disparition tragique d’Ayden. À sa mémoire et à celle de tous les enfants victimes de violences, le Gouvernement a souhaité rendre compte des actions menées pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Ce douloureux événement a mis en évidence certaines fragilités du système de suivi des enfants en danger et d'accompagnement des familles à qui ils sont confiés par l'autorité judiciaire. Depuis lors, et avec la pensée constante pour les familles meurtries, une action globale et coordonnée a été engagée, articulée autour de quatre axes : la prévention, le soutien à la parentalité, le renforcement des dispositifs d'accueil et le renforcement des moyens humains.
Prévention et soutien à la parentalité
Le dispositif des camps de familles a été significativement développé. Depuis 2024, 12 camps ont été organisés sur différents archipels, bénéficiant à 141 familles, soit 238 adultes et 300 mineurs. Ces actions doivent contribuer au renforcement des compétences parentales et à la restauration d'un climat apaisé au sein des foyers. Une campagne grand public de sensibilisation à la parentalité sera par ailleurs prochainement diffusée.
Coordination et suivi des situations
Les cellules de veille éducative déployées dans les établissements scolaires ont été renforcées. Une cellule de veille éducative interministérielle a également été instaurée avec le ministère de l'Éducation, en partenariat avec le Vice-rectorat et l'autorité judiciaire, afin d'examiner de manière concertée les situations complexes. Une charte de déontologie commune, en cours de finalisation, viendra formaliser les principes de collaboration entre les professionnels.
Renforcement des dispositifs d'accueil
En 2025, 2 590 enfants sont suivis au titre de la protection de l'enfance, contre 1 890 en 2020. Pour répondre à cette hausse, l'offre d'accueil s'organise autour de 10 structures spécialisées représentant une capacité totale de 176 places. En 2025, 377 enfants ont été confiés à des feti'i, 270 à des tiers dignes de confiance, 34 à des accueillants familiaux agréés et 198 pris en charge au sein d'établissements socio-éducatifs. Des subventions en investissement du Pays permettent par ailleurs à plusieurs associations d'améliorer ou de reconstruire leurs structures.
Le projet Pū Merahi Ayden
Afin d'apporter une réponse durable aux situations les plus complexes, le projet Pū Merahi Ayden a été engagé. Ce futur centre d'hébergement comprendra une capacité d'accueil d'une quarantaine de places au sein d'une structure principale, complétée par un dispositif d'accueil d'urgence de dix places. Des espaces dédiés à la formation et au soutien parental y seront également intégrés, avec une prise en charge reposant sur une approche pluridisciplinaire mobilisant des compétences éducatives, psychologiques et médicales.
Renforcement des moyens humains
51 postes sont aujourd'hui spécifiquement dédiés à la protection de l'enfance sur l'ensemble du territoire. La charge de travail des travailleurs sociaux a été réduite, passant d'une moyenne de 70 situations suivies par professionnel à 49, favorisant un accompagnement plus soutenu. La création de 11 postes d'auxiliaires sociaux et de 2 postes de coordinateurs administratifs a permis de recentrer les travailleurs sociaux sur leurs missions d'accompagnement. Les assistants socio-éducatifs ont par ailleurs bénéficié d'une revalorisation statutaire, désormais positionnés en catégorie A. Des premières formations sur l'identification et le traitement de la maltraitance infantile ont été dispensées à 60 travailleurs sociaux en février et avril 2026.
Les Assises de l'enfance
Des assises de l'enfance seront organisées en 2026, constituant un temps fort de concertation collective autour des thématiques de la parentalité, de la protection de l'enfance et du développement de l'enfant de 0 à 12 ans. Un comité de pilotage sur douze mois assurera la traduction opérationnelle des propositions issues de ces travaux. Les enfants eux-mêmes seront associés à cette démarche, à travers des espaces d'expression dédiés.
Le ministre de l'Économie, du Budget et des Finances, a présenté une communication relative à l'enquête sur le budget des familles en Polynésie française.
Réalisée par l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), cette étude dresse une photographie précise des dépenses, des ressources et des conditions de vie de la population. Elle permet notamment d'analyser les dépenses des ménages, de mesurer le taux de pauvreté du territoire et d'estimer l'autoconsommation alimentaire. Il s'agit de la seule source statistique permettant de mesurer les inégalités de revenus en Polynésie française.
La dernière édition de cette enquête remontait à 2015. Grâce à un cofinancement à parts égales entre le Pays et l'État, une nouvelle édition a pu être menée en 2025/2026.
Après une phase préparatoire engagée en 2024, la collecte de données s'est déroulée sur une année entière, du 7 avril 2025 au 26 avril 2026, répartie en seize vagues de trois semaines chacune. Une cinquantaine d'enquêteurs a été mobilisée dans les cinq archipels du territoire, notamment 15 enquêteurs à Tahiti et Moorea, 10 dans les autres îles Sous-le-Vent, 6 aux Marquises, 8 aux Australes et 11 dans les Tuamotu-Gambier.
Cette mobilisation a permis d'atteindre un taux de réussite global de 90 %, soit environ 4000 ménages répondants, traduisant à la fois le professionnalisme des équipes et le bon accueil réservé par la population.
La phase d'exploitation des résultats a débuté en mai 2026. Les travaux de traitement et de pondération des données devraient s'achever au 3ᵉ trimestre 2026, période à laquelle se réunira également le comité de pilotage de l'enquête afin de définir les priorités d'études à mener. Les premières analyses issues de cette enquête sont attendues en fin d'année 2026.
La ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Culture a présenté une communication relative au programme de portabilité des fonds d'archives d'état civil librement communicables.
Ce programme se poursuit tout au long de l'année 2026 auprès des maires des communes de Polynésie française. Il consiste à remettre à chaque commune une copie numérique des registres d'état civil la concernant, accompagnée des cahiers de revendications foncières tōmite fenua, classés par terres et par revendiquant. Ces documents sont également consultables sur le site internet du Service du patrimoine archivistique et audiovisuel (SPAA) www.archives.pf.
Initié en 2012, ce dispositif a permis dans un premier temps à l'ensemble des communes de Polynésie française de recevoir une copie de leurs archives d'état civil sur support CD-ROM. Il a ensuite été relancé en 2023 dans une version modernisée, sur clé USB ou disque dur, permettant à sept communes de bénéficier de cette mise à jour. Seize communes supplémentaires en ont bénéficié en 2024. La commune de Papeete sera la prochaine à recevoir son support numérique.
Au total, depuis 2023, vingt-quatre communes, incluant Papeete, auront ainsi reçu leurs archives sur support numérique actualisé. Le programme se poursuivra ensuite auprès des vingt-trois communes restantes, afin d'être mené à son terme.
La ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Culture a présenté une communication relative à la nouvelle exposition temporaire de Te Fare Iamanaha – Musée de Tahiti et des Îles, intitulée « Mēhara o terā tau, Mēhara o te mau faufa'a tupuna : Mai te fare manaha nō Papeete i Te Fare Iamanaha » (Mémoire des lieux, mémoire des objets : du Musée de Papeete à Te Fare Iamanaha).
Cette exposition sera présentée au public du vendredi 26 mai au mercredi 21 octobre 2026, au musée de Punaauia.
Il s'agit d'une exposition semi-immersive projetée sur trois murs, un format inédit dans l'histoire du musée. Réalisée en collaboration avec des artistes de Lyon, elle retrace les grandes étapes de la création du premier musée polynésien en 1917, jusqu'à nos jours.
Cette rétrospective animée met en lumière l'évolution du musée, de Papeete à Punaauia, en mettant à l'honneur certains objets emblématiques des collections publiques du Pays.
Alliant technologies numériques récentes et création originale, cette exposition rend hommage, de manière à la fois anonyme et collective, à celles et ceux qui contribuent depuis plus d'un siècle à préserver et transmettre le patrimoine culturel polynésien.
La ministre de la Santé a présenté une communication relative aux mesures mises en œuvre face à l'augmentation des cas humains de salmonellose en Polynésie française.
La salmonellose est une infection bactérienne causée par la bactérie Salmonella, transmise principalement par la consommation d'aliments contaminés, notamment des produits d'origine animale insuffisamment cuits ou manipulés dans de mauvaises conditions d'hygiène. Elle se manifeste par des troubles digestifs aigus (diarrhées, douleurs abdominales, fièvre, nausées). Si elle guérit spontanément en quelques jours dans la plupart des cas, elle peut évoluer vers des formes graves, voire fatales, chez les personnes vulnérables (jeunes enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes immunodéprimées).
Ces dernières années, une hausse significative du nombre de cas est constatée sur le territoire, s'accompagnant d'une augmentation des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC).
Deux épisodes ont particulièrement retenu l'attention : le premier, survenu à Rangiroa en novembre 2025, lié à la consommation d'un plat contenant de l'œuf cru, a provoqué plus de 80 cas d'infections digestives, dont trois évacuations sanitaires et un décès ; le second, plus récent, a entraîné plus de 30 infections liées à la consommation de poisson cru préparé avec de l'œuf vendu en magasin.
Depuis 2021, au moins six décès ont été rapportés en lien avec une infection à Salmonella sur le territoire. Les investigations conduites ont, à plusieurs reprises, établi un lien avec la filière avicole, notamment la filière de ponte des œufs.
Face à cette situation, plusieurs mesures immédiates ont été engagées :
Un groupe de travail interservices, structuré selon l'approche intégrée « One Health », réunit régulièrement l'ensemble des services compétents — ARASS, centre de santé environnementale, direction de la biosécurité, direction de l'agriculture, direction générale des affaires économiques, Institut Louis-Malardé et centre hospitalier de Polynésie française, afin de coordonner les actions et partager les informations.
En parallèle, des travaux sont engagés avec la filière avicole sur plusieurs axes : révision du cadre réglementaire, évaluation de l'impact des fientes sur les productions maraîchères, exploration de mesures de prévention renforcées, et déploiement d'une campagne de communication à destination des producteurs, des professionnels de la restauration et des consommateurs.
La ministre de la Santé a présenté une communication relative à la modernisation des évacuations sanitaires urgentes héliportées (HéliSMUR) en Polynésie française.
Cette démarche répond à une organisation aujourd'hui fragmentée. Les évacuations sanitaires urgentes reposent, en effet, sur plusieurs dispositifs distincts et certaines zones, notamment les archipels des Tuamotu-Gambier et des Australes, dépendent encore largement des moyens militaires pour assurer la continuité des soins et la prise en charge des urgences médicales.
L’organisation actuelle de ces évasans doit donc faire l’objet d’une évaluation préalable, par une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage visant à identifier les besoins propres à chaque archipel, définir les modalités d'organisation du futur dispositif et étudier les solutions les plus adaptées pour améliorer la couverture sanitaire de la Polynésie française, tout en optimisant les moyens mobilisés. Ses conclusions serviront ainsi de socle pour définir, en concertation avec la Caisse de prévoyance sociale (CPS), les modalités d’organisation future des évasans héliportées.
A l’issue de cette mission, l’objectif est également d’inscrire l’organisation de ces évasans urgentes dans un cadre contractuel d’une durée suffisamment longue pour en garantir la stabilité et la continuité, tant pour les patients que pour les opérateurs assurant ces prestations. Compte tenu du caractère stratégique de cette mission, le futur cadre contractuel pourrait ainsi être conclu pour une durée pouvant aller jusqu'à dix ans.
L'objectif du Gouvernement est de rendre plus cohérent ce dispositif et de garantir une meilleure couverture géographique, une réactivité accrue des moyens mobilisés et une maitrise des dépenses liées à ces évacuations sanitaires urgentes. Il s'agit de réduire les inégalités d'accès aux soins entre Tahiti et les archipels éloignés et d'offrir à chacun, quel que soit son lieu de résidence, un accès rapide, équitable et sécurisé aux soins urgents.
Chaque année, plusieurs centaines de patients bénéficient d'une prise en charge adaptée lorsque leur état nécessite un transfert immédiat vers une structure de soins. En 2025, 587 évacuations sanitaires urgentes héliportées ont été réalisées :
Ces missions représentent un effort financier de plus de 980 millions de F CFP par an et mobilisent de nombreux acteurs institutionnels, sanitaires, militaires et opérationnels.
« Notre objectif est de garantir à tous les Polynésiens, quel que soit leur lieu de résidence, un accès rapide et sécurisé aux soins urgents. Cette démarche doit nous permettre de construire un dispositif plus cohérent, plus performant et mieux adapté aux réalités de nos archipels », a souligné la ministre de la Santé, Raihei ANSQUER.
À l'occasion du Conseil des ministres délocalisé à Papeete, le Gouvernement a présenté un ensemble de communications dressant un état des lieux complet des actions conduites par le Pays sur la commune.
Le Président de la Polynésie française a présenté une communication dressant un état des lieux du secteur touristique sur la commune de Papeete au premier semestre 2026.
Capitale administrative, économique et portuaire du Pays, Papeete concentre une part importante des infrastructures d'hébergement, des services touristiques et des flux de croisiéristes, lui conférant un rôle structurant dans l'accueil des visiteurs internationaux.
Une offre d'hébergement diversifiée et en développement
Au 31 mars 2026, la commune offre au total 361 hébergements, soit 1 200 clés pour une capacité d'accueil de 2 340 personnes, répartis entre cinq hôtels de tourisme, quatre pensions de famille, 334 meublés de tourisme, des chambres à louer, deux auberges de jeunesse, un motel et un POD hôtel.
Deux projets hôteliers majeurs sont par ailleurs en cours de développement :
Un pôle d'activités touristiques de premier plan
Avec dix-sept prestataires recensés en juin 2026, soit près de 17 % des prestataires de l'île de Tahiti, Papeete se positionne comme le deuxième pôle d'activités touristiques de l'île après Punaauia. L'offre se concentre principalement autour des excursions nautiques et des tours terrestres, complétés par des prestations de bien-être et des sites culturels tels que le Musée de la Perle Robert Wan et la galerie Au Chevalet.
Une croisière internationale en plein essor
Depuis le début de l'année 2026, 44 escales de paquebots ont été enregistrées au port de Papeete, représentant 55 378 passagers à bord de 24 navires de croisière internationaux. Ces escales génèrent des retombées économiques significatives pour les professionnels du tourisme, les commerces, les artisans et les prestataires de services.
Des animations culturelles riches
Entre janvier et mai 2026, le Fare Manihini a accueilli 40 023 visiteurs, dont 5 600 passagers issus du terminal de croisière. Vingt animations spécifiques ont été organisées à leur intention, mêlant savoir-faire traditionnels, ateliers artisanaux et prestations musicales. Les Mahana Pae, rendez-vous mensuels dédiés au tourisme durable, ont connu six éditions depuis le début de l'année. Les célébrations de Matari'i i ni'a en novembre 2025 et de Matari'i i raro en mai 2026 ont par ailleurs rassemblé près de 8 300 visiteurs, contribuant au rayonnement international de la culture polynésienne.
La ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Culture a présenté une communication relative au patrimoine culturel de la commune de Papeete.
Les sites culturels de la ville de Papeete
Capitale de la Polynésie française, Papeete tire son nom d'un ancien ruisseau appelé «Vai'ete» (Eau-Panier), qui alimentait autrefois en eau potable les habitants installés près du palais royal.
Sur la base de différentes sources, la Direction de la culture et du patrimoine (DCP) a recensé une quinzaine de sites historiques sur la commune. Une liste détaillée, accompagnée d'un atlas cartographique, est annexée à la communication afin de faciliter leur localisation.
Ce patrimoine, riche et varié, reflète les différentes périodes de l'histoire de la ville : société polynésienne traditionnelle, influences coloniales et religieuses, mémoire collective, diversité culturelle, ainsi que certains sites aujourd'hui disparus qui témoignent des transformations du paysage urbain.
Le patrimoine archéologique
Le patrimoine archéologique témoigne de l'ancienneté de l'occupation humaine à Papeete. Le pétroglyphe de Tipaerui, lié à la légende des jumeaux de Tipaerui, constitue un témoignage précieux des croyances polynésiennes anciennes.
Le marae Taputapuātea, classé monument historique, ainsi que le marae Pu Marama, aujourd'hui disparu, rappellent l'importance des lieux de culte traditionnels. Bien que ce patrimoine soit peu présent en zone urbaine, des vestiges subsistent dans la vallée de la Fautaua.
Le patrimoine classé et mémoriel
Plusieurs sites emblématiques participent à la préservation de la mémoire collective polynésienne :
Le patrimoine historique et culturel
Ce patrimoine retrace l'évolution de la ville à travers ses dimensions religieuses, administratives, sociales et urbaines : l'Évêché de Papeete, fondé en 1855 ; la cathédrale Notre-Dame de Papeete, au cœur de la ville ; le temple chinois Kanti, unique temple chinois de Tahiti, conçu selon les principes du Feng Shui ; l'Hôpital de Vaiami, né d'une infirmerie militaire créée en 1848.
S'y ajoutent des éléments commémoratifs et paysagers comme la statue de Pierre Loti (1930) et le banian de Tarahoi, ainsi que des vestiges militaires tels que le four à chaux de Sainte-Amélie et le Fort de la Fachoda, dans la vallée de la Fautaua.
La ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Prévention contre la délinquance a présenté une communication relative à l'état des lieux de l'artisanat traditionnel à Papeete.
Ville centrale du Pays, Papeete concentre l'essentiel des sites d'exposition et des événements dédiés à l'artisanat traditionnel. Deux espaces d'exposition permanents y sont implantés : le Marché de Papeete, géré par la commune, et l'espace du terminal de croisières internationales, géré par le Service de l'artisanat traditionnel, Te Pū 'ohipa rima'ī, dans le cadre d'une convention avec le Port Autonome de Papeete. Une vingtaine d'artisans y exposent à chaque arrivée de paquebots, sous le contrôle du Service qui veille à la qualité et à l'authenticité des créations proposées. Un marché est actuellement en voie d'achèvement pour rénover cet espace, avec l'installation d'îlots en bois tropical.
Le Marché de Papeete pose en revanche une difficulté persistante : plusieurs exposants présents sous couvert de l'artisanat traditionnel commercialisent en réalité des produits de revente, voire des articles importés, sans qu'il soit possible pour les visiteurs de les distinguer des véritables artisans. Un cadre réglementaire adapté est nécessaire pour enrayer ces dérives.
Par ailleurs, l'Assemblée de la Polynésie française accueille près d'une dizaine de salons par an, faisant de Papeete le premier lieu d'artisanat du Pays. Le parc Expo Māma'o abrite quant à lui les grands salons annuels du secteur : Salon des Marquises, Heiva Rima'ī et Te Noera. Des formations générales sont également dispensées à destination des artisans tout au long de l'année, anglais, techniques de vente, gestes et postures, sur les sites d'exposition.
Le secteur compte aujourd'hui plus de 2 400 artisans recensés, dont la moitié hors des Îles du Vent, et génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 3 milliards de F CFP, dépassant les recettes d'exportation de la pêche ou de l'élevage. Malgré ce poids économique majeur (76 % des ventes étant réalisées auprès de la population locale), le secteur ne dispose toujours pas d'un site porteur et emblématique, pourtant réclamé par les artisans depuis plus de 40 ans.
Pour y répondre, le Gouvernement porte un projet de pôle de valorisation et de transmission de l'artisanat traditionnel, à implanter à Papeete. Ce pôle vise à offrir aux artisans un lieu d'exposition pérenne, attractif et adapté à leurs besoins, tout en assurant la transmission des savoir-faire. Des recherches foncières sont en cours avec plusieurs partenaires administratifs du Pays et de l'État. Une étude de programmation bénéficie, d’ailleurs, d'un soutien de l'Agence française de développement (AFD) à hauteur de 11 933 174 F CFP, dans le cadre d'une convention signée le 28 mai 2026, avec le Pays.
Ce projet s'inscrit dans le Schéma directeur de l'artisanat traditionnel 2030, Puta arata'i nō te rima'ī peu tumu, qui a recueilli un avis favorable à l'unanimité du CESEC puis de l'Assemblée de la Polynésie française le 28 mai dernier.
La ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Prévention contre la délinquance a présenté une communication relative au bilan des actions et projets 2025-2026 de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) et de l'Institut de la jeunesse et des sports de la Polynésie française (IJSPF) sur la commune de Papeete.
La Direction de la jeunesse et des sports
La DJS accompagne les associations sportives, de jeunesse et d'éducation populaire à travers des aides financières et veille au respect de la réglementation applicable aux établissements et aux professionnels du secteur.
Au titre de l'année 2025, 14 associations ont bénéficié d'aides en nature pour un montant total de 1 389 375 F CFP, et 14 associations ont reçu des subventions de fonctionnement pour un total de 14 500 000 F CFP, dont l'AS Excelsior (5 000 000 F CFP), l'AS Dragon (3 500 000 F CFP) et le Cercle des nageurs de Polynésie (2 000 000 F CFP). Par ailleurs, 5 associations ont bénéficié de subventions d'investissement pour un total de 8 507 088 F CFP, notamment pour l'acquisition de matériel de secours, d'une pirogue V6 ou encore l'implantation d'un pas de tir à l'arc.
Pour l'année 2026, 13 associations ont été financées en fonctionnement pour 14 350 000 F CFP, et 3 associations ont bénéficié de subventions d'investissement pour 3 569 000 F CFP.
Sur le plan des infrastructures et de la pratique, la commune de Papeete compte 16 établissements d'activités physiques et sportives déclarés et actifs, 15 sportifs inscrits sur les listes de haut niveau et 158 professionnels titulaires d'une carte délivrée par la DJS. En matière de formation, la dynamique est soutenue :
Du côté de la jeunesse, 53 centres de vacances et de loisirs (CVL) ont été organisés sur la période 2024-2026, accueillant 4 005 mineurs. Les formations d'animation et d'encadrement (BAFA, BAFD) ont permis de former 543 stagiaires en 52 sessions sur la même période. Papeete dispose par ailleurs d'un tissu associatif dense, avec plus de 1 300 associations répertoriées.
L’Institut de la jeunesse et des sports de la Polynésie française
L'IJSPF a soutenu plusieurs grandes manifestations sportives au parc Paofai à Papeete : l'Open International Beach Tennis en septembre 2025 (500 000 F CFP), le Tahiti World Beach Pro Tour en mars 2026 (1 500 000 F CFP) et l'Ekiden Tahiti, prévu en octobre 2026 (500 000 F CFP).